Battus dans l'engagement, malmenés par des Parisiens affamés, les Rochelais n'auront pas réussi à renverser la tendance, ce soir à Paris. Malgré une fin de saison de folie, les Jaune et Noir ne verront pas les demi-finales de Top 14.
Le contexte
On y est, le tant attendu barrage frappe à la porte et à cette occasion, ce Top 14 n'en finit plus de nous réserver son lot de surprises. Même affiche que la dernière journée de championnat — Rochelais contre Soldats Roses — avec deux changements tout de même majeurs : un match à élimination directe et un terrain différent, le stade Jean Bouin.
D'un côté, des Parisiens qui ont fait preuve d'une remarquable constance tout au long de la saison régulière, construisant patiemment leur place parmi les équipes de tête. De l'autre, des Rochelais qui, dos au mur et auteurs d'une fin d'exercice spectaculaire — six victoires en six rencontres — ont su se donner les moyens de leurs ambitions : décrocher une place en phase finale. Deux formations aux trajectoires opposées, mais qui convergent désormais vers un même but : rejoindre le dernier carré…
Le match
Les premiers instants étaient pour Paris, vraiment. Dominateurs dans les collisions, plus incisifs, les Soldats Rose gagnaient le jeu de l'occupation et faisaient mal aux Rochelais, ballon en main. Si bien que Romain Briatte confirmait le bon travail de ses équipiers, après une séquence de ses avants (7-0, 7').
Et même si la première incursion maritime dans les 22 n'était pas loin d'aboutir, la défense parisienne ne pliait pas, pour le moment (7-0, 13'). Tout comme celle de Ronan O'Gara, au gré d'un énorme courage et de la maladresse de Louis Carbonel, au pied (7-0, 26'). Mais les Parisiens étaient décidemment mieux - et Romain Briatte s'en allait inscrire un doublé derrière son pack (14-0, 29'). Avant que Léo Barré n'enfonce le clou, à la suite d'une action un peu folle sur la droite (19-0, 35'). Bref, rien n'allait à la pause, surtout que les Jaune et Noir - battus dans l'engagement - perdaient Joel Sclavi, Charles Kante Samba et Paul Boudehent.
Le deuxième acte, toujours dominé par les Soldats Roses, voyait cependant les Jaune et Noir réagir, malgré quelques maladresses en touche et des difficultés en mêlée. Si bien que, au courage, Jules Favre inscrivait l'essai de l'espoir (19-5, 52').
Tout n'était pas fait, mais les joueurs de Paul Gustard étaient trop forts dans tous les compartiments, ce dimanche soir. Joe Marchant et Jeremy Ward, incisifs, trouvaient la mire coup sur coup pour augmenter l'avantage (40-5, 72'). La saison s'arrêtait donc là pour les Jaune et Noir, après être passés par toutes les émotions depuis septembre (45-5, 80').
