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Dans le rétro du Stade : Avant Narbonne

Samedi prochain à 19h, devant les caméras d’Eurosport, l’Atlantique Stade Rochelais reçoit le Racing Club Narbonne Méditerrannée (RCNM). Au cours de leur histoire ces deux villes se sont rencontrées à 19 reprises. L’équipe hôtesse l’emporte toujours, excepté une fois où Narbonne est venu gagner au bord de l’Atlantique ; à l’époque les deux clubs évoluaient en 1ère division.

Le RCNM est le 5ème club français de tous les temps avec un palmarès des plus riches : deux fois Champion de France et record de victoires (9 au total) dans le challenge Yves du Manoir. Sans compter les 3 finales perdues en championnat et autant en Du Manoir, ainsi que 5 autres victoires dans des compétitions moins importantes (challenges Béguère, Jean Bouin, Coupe de France 82). Ce club est resté 100 ans tout rond dans l’élite du rugby français (1907-2007). Depuis sa relégation en PRO D2, il peinait à retrouver son lustre d’antan, jusqu’à cette saison où il semble très bien parti pour se qualifier en demi-finale voire plus. Les Audois arrivent avec une réputation d’équipe vive et alerte, qui envoie du jeu, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Leur parcours en 2014 est impressionnant, alors méfiance !

7 matchs en un mois

Si les deux belligérants nous gratifient d’un match de la veine de celui du 23 décembre 2000, on s’en régale à l’avance. Ce Stade Rochelais-Narbonne se joue alors en conclusion d’un mois démentiel : c’est le dernier d’une série de 7 matchs en 30 jours ! Les organismes sont épuisés, les deux clubs sont en position de barragiste, tout cela n’augure pas de grandes envolées, mais bien plus d’un match fermé, à l’ancienne, verrouillé par l’enjeu. Et pourtant !

Après un premier quart d’heure pied au plancher, les Narbonnais, remontant face au vent tous les ballons à la main, plantent deux essais à des Rochelais trop laxistes en défense (0-12). Puisant des forces dans un mental hors norme, les Maritimes se lancent dans un rugby débridé qui s’avère efficace avec deux essais ramenant le score à 12-12 (21ème).

Une course poursuite haletante

C’est le début d’un mano à mano qui durera toute la partie. Les attaques fusent de toute part, les équipes se rendent coup pour coup et prennent l’avantage à tour de rôle. Albinet (44ème), Elissalde (39ème et 47ème), Harvey (49ème) répondent du tac au tac aux essais de Raynaud (33ème), Douy (54ème) et Reid (62ème). Cette course poursuite met les nerfs des 6000 spectateurs à rude épreuve : cardiaques s’abstenir ! A la 75ème les Languedociens mènent 42-35. Mais les Jaune et Noir dans un dernier rush de folie campent devant la ligne septimanienne. Une mêlée à 5m bien négociée, permet à Mat Tetlow d’aller à dame pour une égalisation on ne peut plus méritée (42-42) ! Dernier essai ? Bien sûr que non ! Dans ce match complètement fou, chaque seconde est mise à profit. On joue la 83ème. Le Stade attaque tous azimuts. La balle vole de mains en mains et parvient à l’ailier rochelais, la perle des Samoa, Filipo Toala. Quelques crochets dévastateurs dont il a le secret, 3 défenseurs dans le vent et il aplatit l’ovale pour une victoire d’anthologie ! Marcel Deflandre est en feu, les spectateurs exultent et remercient leurs protégés pour ce cadeau de Noel avant l’heure.

« 91 points et 12 essais dans le même match, c’est rarissime dans notre championnat ! Peut-être fait-on du Top twelve sans le savoir ! » glisse malicieusement l’entraîneur rochelais J P Elissalde.

F.F.

Source : « Stade Rochelais 1998-2008 10 ans dans l’ère professionnelle » de Jean Michel Blaizeau.

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