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10 ans après! (Partie 3/3)

Il y a 10 ans, les Espoirs du Stade Rochelais remportaient le Championnat de France. A l’époque, ils avaient battu Colomiers en finale ! Cette semaine, nos Espoirs iront défier Narbonne à Bon Encontre pour peut-être ajouter un deuxième bouclier aux murs du Centre de Formation.

Nous avons souhaité demander à quelques-uns de leurs prédécesseurs ce que ce titre représente aujourd’hui pour eux !

Que faites-vous aujourd'hui ?

Jean-Charles Le Bourhis : « J'ai arrêté d'entraîner les espoirs du Stade Rochelais il y a trois ans. L'année prochaine, je reprends l'équipe de Rochefort qui descend en fédéral 3. »

Vous rappelez-vous de votre titre de champion de France en 2002 à la tête des espoirs ?

Jean-Charles Le Bourhis : «Oui, bien sûr, c'est gravé dans un coin de ma tête, je me souviens de tous les matches. Nous avions fait une très bonne saison en championnat, à l'issue de laquelle nous nous étions qualifiés pour les huitièmes de finale, puis les quarts, la demie et enfin la finale. »

Dans quel état d'esprit avez-vous abordé cette finale ?

Jean-Charles Le Bourhis : « Pour la finale, nous allions affronter Colomiers, qui venait juste d'éliminer Montferrand, l'épouvantail de ce tableau final. De notre côté, nous disposions d'une équipe très jeune, avec toute la fougue et l'énergie que cela implique, et nous étions montés en puissance à partir des huitièmes de finale. Petit à petit, nous nous sommes aperçus que nous avions la meilleure équipe, celle qui irait au bout. Les joueurs étaient bien responsabilisés par rapport à ce match-là. La veille du match, ils ont fait preuve de sérieux,  la qualité du groupe a fait le reste. À l'époque, nous avions de superbes joueurs comme Julien Pierre, Vincent Dubaty, et des joueurs de niveau top 16 et Pro D2. La finale, nous la jouions donc pour la gagner ! »

Quels sont les faits du match ?

Jean-Charles Le Bourhis : « Pour moi, nous leur avons mis plein de petits coups de poignard. Jonathan Dako est l'auteur de celui qui a tué le match, en marquant un essai de 80 m. »

Quel est votre meilleur souvenir entourant cette finale ?

Jean-Charles Le Bourhis : « J'avais senti les joueurs vraiment concernés par cette finale, et c'est le contenu du match en lui-même qui m'a le plus marqué. Nous avions en face de nous une très belle équipe, et nous avons fait ce qu'il fallait sur le terrain pour nous imposer. »

Pouvez-vous nous décrire l'émotion que vous avez ressentie en soulevant le bouclier ?

Jean-Charles Le Bourhis : « l'émotion ? C'était la même que celle du titre de champions de France gagné avec Surgères trois ans auparavant à la différence près qu'avec Surgères nous avions soulevé tout un village avec une équipe moyenne. Avec les Espoirs, nous avions le meilleur groupe sur le terrain comme en dehors. Par exemple, notre arrière Jean-Paul Lalanne était un étudiant qui ne s'arrêtait jamais de déconner. Lors des phases finales, il nous a sorti ses meilleurs matches tout en restant lui-même pendant la troisième mi-temps. »

C’est lui qui a inspiré votre fils Maxime Le Bourhis, la mascotte de l’époque ?

Jean-Charles Le Bourhis : rire « Oui entre autres. Il faisait partie de l'aventure et il était très content de nous suivre partout. »

Qu'espérez-vous pour vos 10 ans ?

Jean-Charles Le Bourhis : «Notre objectif est de voir Julien Pierre et Vincent Dubaty sur le terrain en final du Top 14 ! »

Quels conseils donneriez-vous aux espoirs pour dimanche ?

Jean-Charles Le Bourhis : « Qu'ils restent comme ils sont, et qu’ils ne lâchent rien. Je pense que les deux défaites de fin de saison leur ont servi de piqûre de rappel. Celle de Narbonne les aidera à bien se mobiliser et à ne pas passer au travers de ce grand rendez-vous.

Après c'est le terrain qui parlera, il faudra être bon en conquête et peaufiner tous les petits détails pour réaliser le match parfait. S'ils ont plus d'envie que les Narbonnais, le jeu qu’ils développent leur permettra de briller. »

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