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RDV avec l’histoire du club : Serge Palito

Serge est aujourd’hui le doyen du Stade Rochelais. Il est passé par toutes les cases du club : d’abord joueur, entraîneur puis dirigeant. En discutant avec lui dans les couloirs du stade, ce n’est pas seulement la parole d’un ancien joueur que vous entendez… C’est aussi toute l’histoire du club qui rejaillit à travers sa mémoire !

Les débuts Jaune et Noir.

Arrivé au Stade Rochelais en 1949, Serge Palito se souvient des conditions dans lesquelles il a commencé chez les Maritimes : «  J’ai intégré l’équipe première en tant que pilier. Au départ, je venais du club de La Pallice. Cela n’avait rien à voir avec les conditions actuelles d’entraînement ! Nous nous entrainions une fois par semaine et les installations étaient plutôt vétustes… Nous allions jouer sur des terrains sans lumière et moins bien entretenus ! Du coup, en hiver, la séance durait de 16 heures à 17h15 car la nuit tombante nous empêchait de jouer plus longtemps ! Les entraineurs nous emmenaient nous laver aux douches municipales en centre ville. »

Une carrière bien remplie.

En tant que joueur, Serge s’est inscrit dans le palmarès du club en disputant le premier 16ème de finale de l’histoire du club : « A cette époque, en 1950, nous faisions le championnat de France qui était organisé en 6 poules de 8 clubs. Ensuite, nous sommes passés sous le format de 8 poules. Mais ce premier 16ème de finale contre Limoges et joué à Bègles, ce fut un moment historique pour tout le club. Entre 1952 et 1954, j’ai été sélectionné en équipe de France Espoirs. En club, j’ai eu l’occasion de jouer avec Arnaud Elissalde, puis bien d’autres que nous ne pouvons pas tous citer ! »

Une épopée qui laisse beaucoup de souvenirs...

 « Je me souviens d’un match contre Lourdes, champion de France de l’époque. Il y avait plus de 4000 personnes au stade, ce qui était énorme en ce temps-là ! A ce moment-là, le stade et ses alentours n’étaient pas encore urbanisés. Alors, depuis la pelouse, on voyait la mer ! Même si, au fond, nous n’avions pas trop le temps de l’admirer… »

S’investir autrement.

Après sa carrière de joueur délaissée pour devenir artisan à son compte ; Serge n’aura jamais complètement quitté le club : « J’ai arrêté de jouer car on commençait à me demander de faire de la musculation.  Je faisais déjà 95 kg et moi, en tant que maçon, avec mes 60 heures de travail par semaine, j’en avais ras la casquette. Alors je suis parti ! Mais je suis vite revenu pour m’investir au sein du club. J’ai entraîné les cadets pendant un moment puis je suis devenu dirigeant du club jusqu’à maintenant. »

Le rugby, aujourd’hui…

« En tant qu’ancien, je dois bien avouer que le professionnalisme a amené du beau jeu au stade Marcel Delfandre ! Le seul problème, c’est que le rugby rochelais perd un peu de ses racines. Vous savez, dans ma famille, mon père, mon frère, mes deux fils ont joué, ainsi que mes deux petits-fils et mes trois petits neveux… C’était un sport de famille alors que de nos jours, les joueurs viennent d’un peu partout dans le monde… Mais il faut savoir s’adapter. C’est l’évolution de la société qui veut cela ! Et puis, je dois avouer que grâce au travail des dirigeants actuels, des joueurs venus de France ou d’ailleurs, le Stade Rochelais a pris une dimension nationale qu’il n’avait pas auparavant. Nous avons assisté à des matches exceptionnels l’an passé. Le jeu en vaut vraiment la chandelle ! »

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