Il signera au
Stade Rochelais en Août 1956, pour former avec
Rozan, puis Le Bourhis ensuite, une seconde ligne
de grande dimension et surtout très complémentaire.
Si René domine le domaine aérien, Marcel règle
le domaine terrestre apportant la stabilité, la
respectabilité et la force de traction, avec une
ardeur jamais prise en défaut.
Cette seconde ligne est à l'image des hommes de
la mer : vaillante et courageuse, imprégnée d'un
esprit de total abnégation, élevé au rang d'une
philosophie.
- "Ce sont des travailleurs robustes, disciplinés,
souligne Elissalde ; ils manquent un peu de punch
et n'ont pas cette "visite"et ce coup de reins
des grands athlètes du rugby, mais ils sont forts,
obstinés et ardents au combat. Je les aime comme
ils sont et j'en connais qui pensent comme moi",
ajoute goguenard celui qui se tient régulièrement
à la manœuvre, une fois leur conquête assurée. |
A son arrivée
au Stade, l'avis défavorable de son ancien club
l'oblige à faire banquette pendant une longue
année. Excellent sauteur, buteur puissant, (en
torpédo), il ne tarde pas à éclater au plus haut
niveau. Ses prestations régulières et son rayonnement
dans les airs le font remarquer des sélectionneurs
impressionnés par sa détente naturelle.
Retenu dans la Sélection du Sud-Ouest pour affronter
les Springboks, le 8 Février 1961 à Bordeaux,
il est l'un des seuls à surnager dans le naufrage,
ce qui lui vaut d'être convié à un match du Tournoi,
en tant que remplaçant. Ce n'est que le 12 Novembre
1961 que René connaîtra la consécration internationale
où, associé au Dacquois Cassiède, il entrera dans
le clan réduit des membres de l'équipe de France
pour recevoir les Roumains, à Bayonne. Dans des
conditions exécrables et peu propices au jeu,
sa production sera très moyenne, à l'unisson de
ses coéquipiers du jour, (5-5). |